Présentation
Un concours gastronomique de haute volée.
Le Trophée rend hommage au célèbre chef Jean Delaveyne, cuisinier-pâtissier étoilé surnommé « le Sorcier de Bougival », en raison de son caractère créatif et de sa volonté de toujours se réinventer.
Le Trophée Jean Delaveyne est organisé tous les deux ans par Les Toques Françaises. Son niveau d’excellence n’est plus à prouver : il est considéré par de nombreux professionnels comme l’un des plus grands trophées culinaires nationaux.
Au fil des éditions, le Trophée Jean Delaveyne a su conserver son niveau d’excellence grâce à la créativité et au professionnalisme des chefs.

16e édition : le 3 novembre 2026
La 16e édition du Trophée Jean Delaveyne est placée sous le haut patronage du président de la République.
2026 s’annonce comme une édition exceptionnelle, sous la présidence de Christophe Bacquié, chef deux étoiles Michelin et Meilleur Ouvrier de France 2004.
Les épreuves finales du trophée culinaire se tiendront le mardi 3 novembre 2026.
Conditions de participation
Pour pouvoir participer au Trophée Jean Delaveyne, il faut être professionnel des métiers de bouche : cuisinier ou cuisinière, pâtissier ou pâtissière, traiteur ou traiteuse, et être âgé d’au moins 23 ans.
Ce trophée est ouvert aux personnes exerçant leur activité dans :
- un établissement ouvert au public ;
- un club de direction ;
- une maison bourgeoise ;
- une association culinaire ;
- une activité de chef à domicile ;
- un établissement hôtelier en qualité de professeur.
Le concours est ouvert aux professionnels exerçant en France ou à l’international.
Appel à candidatures
Les demandes d’inscription et de règlement du Trophée Jean Delaveyne sont à adresser à :
Sujet du Trophée Jean Delaveyne 2026
Les candidats auront à travailler autour des deux thèmes suivants :
- le cochon de la ferme Abotia, au Pays basque, à Ispoure ;
- le soufflé Arlequin.
Cochon fermier « Abotia »
Le plat sera composé d’un carré cinq côtes et de son filet.
Le carré cinq côtes
Le carré cinq côtes de cochon devra être piqué et farci, selon une interprétation libre : farce, galantine ou autre préparation.
Il devra être présenté en une pièce entière, prête à découper.
Le filet
Le carré devra être accompagné de son filet, selon une interprétation libre.
La sauce
Un jus ou une sauce devra être réalisé et servi en saucière.
Trois garnitures pour huit personnes
Première garniture
Une garniture individuelle à base d’abat :
- Un beignet de cervelle de porc à la grenobloise.
Deuxième garniture
Une garniture végétale individuelle, libre, de couleur violette.
Le carré, le filet et les deux premières garnitures individuelles seront dressés sur un plat libre.
Dimensions maximales : 50 × 70 cm.
Le plat pourra être rond, carré ou ovale.
Troisième garniture
Une garniture servie dans une cassolette pour huit personnes.
Réaliser un ragoût d’oreilles, de pieds de cochon et de homard, selon une interprétation libre.
Produits mis à disposition
Le cochon et les abats, les fonds de veau, le fond blanc, les sauces Demi-Glace Naturelle Chef® et le jus de bœuf en flocons Chef seront mis à disposition par l’organisation et les partenaires du concours :
- Transgourmet ;
- Nestlé ;
- Rougié.
Produits interdits
- La truffe blanche
- Les molécules de synthèse
Soufflé Arlequin
Réaliser deux soufflés Arlequins chocolat, vanille (2×4 personnes) chaud.
Ils devront être servis Dans deux moule a soufflé blancs de 16 cm de diamètre et 9cm de hauteur.
Ils seront accompagnés d’une glace café et d’une sauce libre.
Le Café et le chocolat fournis par nos partenaires, Nespresso et Cacao Barry.
Calendrier de l'édition 2026
30 novembre 2025
Date limite des inscriptions
24 avril 2026
Date limite de dépôt des dossiers
10 mai 2026
Annonce des finalistes
3 novembre 2026
Finale du 16e Trophée Jean Delaveyne
Les éditions précédentes
Retrouvez les temps forts des précédentes éditions du Trophée Jean Delaveyne.
Palmarès du Trophée Jean Delaveyne
Retrouvez les lauréats du Trophée Jean Delaveyne et les présidents du jury de chaque édition.
| Années | Lauréats | Présidents du jury |
|---|---|---|
| 2024 | Gwendal Briant | Emmanuel Renaut |
| 2022 | Paul Marcon | Jean-François Girardin |
| 2020 | Pas de gagnant | Guy Legay |
| 2018 | Julien Guene | Christian Millet |
| 2016 | Sébastien Lefortier | Stéphanie Le Quellec |
| 2014 | Mathieu Desmaret | Anne-Sophie Pic |
| 2013 | Bruno Belmont | Thierry Marx |
| 2011 | Guillaume Galy | Patrick Berton |
| 2009 | Pascal Garrigues | Jacques Chibois |
| 2008 | Simon Ganache | Jacques Pourcel |
| 2007 | Walter Ishizuka | Jean-Marie Gautier |
| 2005 | Arnaud Faye | Michel Roth |
| 2004 | Cédric Chabaudie | Philippe Legendre |
| 2003 | Sébastien Baldy | Yves Thuries |
| 2002 | Pascal Griere | Joël Robuchon |
| 2001 | Christian Morvan | Michel Guérard |

Portrait de Jean Delaveyne
De Michel Guérard à Jacques Chibois, en passant par Joël Robuchon, ils sont nombreux à être passés par la cuisine de ce passionné.
Il leur a transmis l’amour du métier bien fait, des cuissons justes, des émulsions réussies et sa science des transformations culinaires.
On ne sait pas grand-chose de cet homme secret si ce n’est qu’il n’aimait pas l’approximation … Normal pour ce puriste qui connaissait les bases de la cuisine sur le bout des doigts alors que rien ne le prédestinait à une telle carrière.
Né du mariage éclectique d’un berrichon et d’une auvergnate, il part à l’âge de 12 ans en apprentissage en pâtisserie, chez le pâtissier-traiteur Thomas … à deux pas du Bois de Vincennes et donc de l’Exposition Coloniale où il fera ses débuts.
Ce pigeon voyageur séjourne dans les cuisines des plus grands chefs de l’époque puis ce sera la fameuse Brasserie Weber rue Royale, Le Bœuf sur le Toit, l’Hermitage à La Varenne, lieu à la mode où il apprend les grands classiques et côtoie les personnalités en vue de l’époque.
Il participe avec fougue à la guerre où il s’engage totalement, est fait plusieurs fois prisonnier, réussit à s’évader à deux reprises pour rejoindre la résistance. Toute cette énergie déployée le laisse en janvier 1945 totalement désemparé et il lui faudra plus d’un an pour se remettre aux fourneaux.
27 maisons plus tard, il reprend Le Roy Soleil à Marly où le découvre Francis Amunategui, le plus grand critique de l’époque.
En 1952, il est Meilleur ouvrier de France en Pâtisserie. D’aucuns pensent qu’il aurait pu être aussi Meilleur Ouvrier de France en cuisine, mais on le connaissait surtout pour sa pâtisserie…
C’est en 1958 qu’il rachète à Bougival une auberge en ruine qui va devenir Le Camélia. Secondé par sa femme Yvonne et son fils Guy en salle, il dirige tambour battant une brigade de 18 cuisiniers. Le succès est immédiat … Passionné de cuisine : il fait du Camélia une des premières tables de France au milieu des années 1970 et obtint 2 étoiles au Michelin …
L’homme est imprévisible : il ne se contente pas de ces deux étoiles Michelin, il ouvre une deuxième enseigne à Bougival et se rend deux fois par an à Tokyo comme conseiller de l’Hôtel Okura. Il aimait la peinture (il avait étudié les Beaux-Arts après guerre), la sculpture, l’apiculture, la pêche , la chasse… et surtout la voile. C’est en mémoire de ce grand épicurien amoureux des produits, qui détestait la « Cuisine pommadée » qu’est né le Trophée Delaveyne qui récompense depuis 2000 les jeunes espoirs de la cuisine Française.








